Lutte contre les faux médicaments : Nécessité pour les chefs d'Etat d'aller au delà de l'appel
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Après le lancement de l'appel de Cotonou contre les faux médicaments le lundi 12 octobre 2009, l'heure est venue pour les gouvernants des pays où se développe la consommation des faux médicaments de passer à une étape supérieure celle de la répression. Réprimer tout en proposant des solutions idoines telle doit être la préoccupation des dirigeants après l'appel de Cotonou.
La lutte contre les faux médicaments passe avant tout par des mesures répressives visant à interdire l'importation et la consommation des médicaments de la "mort". Si l'appel de Cotonou est le symbole d'une volonté politique affichée, il reste néanmoins que les gouvernants des pays du tiers monde doivent démanteler les réseaux de faussaires qui se livrent à ce commerce de faux médicaments qui crée un véritable problème de santé aux populations vulnérables. Ensuite, rendre accessibles les médicaments essentiels à toutes les couches de la population. Comment réussir la mesure d'interdiction? Il faut d'abord que les chefs d'Etat identifient les sources de provenance de ces médicaments c'est à dire les laboratoires spécialisés dans la fabrication des faux médicaments. Interdire l'entrée des médicaments provenant de ces laboratoires. Ensuite voter une loi sur la circulation, la vente et la consommation des faux médicaments. Développer dans tous les quartiers de villes et dans les villages les dépôts pharmaceutiques agréés par l'Etat. Renforcer le système de contrôle des médicaments en donnant plus de moyens au laboratoire national de contrôle des médicaments. Vulgariser la loi sur les faux médicaments au niveau national. Saisir tous les médicaments contrefaits en circulation dans le pays et orienter les acteurs intervenant dans le commerce des faux médicaments vers d'autres secteurs d'activités porteurs de développement. Instruire la douane pour le contrôle sans complaisance de tous les produits pharmaceutiques qui entrent sur les territoires nationaux. A terme, installer au niveau de chaque pays des laboratoires pharmaceutiques modernes capables de fabriquer des médicaments essentiels à moindre coût pour le bonheur des populations. Si l'initiative de la fondation Chirac est salutaire et mérite d'être saluée, il est aussi nécessaire voir impérieux pour les gouvernants africains et des autres pays du tiers monde d'utiliser les relations de cet ancien chef d'Etat français pour solliciter l'aide de l'Union Européenne pour que soient installés des laboratoires pharmaceutiques modernes répondant à tous les critères de création au niveau de ces pays minés par le commerce de faux médicaments. Ainsi les 200000 morts enregistrés chaque année à cause de ce commerce illicite, pourraient être évités.
Gédéon VEGBA
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Posted: 14:57, 14/10/2009 |
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